A quelques jours de la troisième étape du déconfinement établi par le gouvernement, le ministère du Travail vient de publier le nouveau protocole à respecter en entreprise. Un document dans lequel des sujets tels que le télétravail, la distanciation physique entre les salariés ou encore la jauge dans les restaurants d’entreprise sont abordés.
C’est un document que beaucoup d’entreprises attendaient avec impatience. Dans le cadre du plan de déconfinement, le ministère du Travail a publié le 2 juin le nouveau protocole sanitaire en entreprise à appliquer dès le 9 juin. A cette date, comme indiqué par le chef de l’Etat Emmanuel Macron lors de son entretien à la presse régionale le 30 avril dernier, les règles liées au télétravail seront assouplies. Fini le 100% travail à distance, ainsi que la règle d’un jour sur site autorisé pour les salariés qui le souhaitent. Le nouveau protocole prévoit désormais de donner « carte blanche » à chaque entreprise pour établir la nouvelle jauge de jours de présence autorisés. « Les employeurs fixent dans le cadre du dialogue social de proximité, un nombre minimal de jours de télétravail par semaine, pour les activités qui le permettent ».
Source: l’argus de l’assurance

Quand bien même les organismes d’assurance maladie complémentaire ont déjà largement dématérialisé les attestations de tiers payant, ils restent attachés à la carte papier. Comment l’expliquer, alors que toute la profession est engagée dans une chasse aux coûts, sous la pression des pouvoirs publics, qui pressent les complémentaires santé de réduire leurs frais de gestion ? « Nous pratiquons les deux, papier et carte dématérialisée, car nous pensons que le multicanal est le plus pertinent », explique Julien Mouchet, dirigeant et fondateur du néo-assureur Kovers. « Il y a encore des déserts numériques en France, et nous ne voulons pas mettre les gens qui les subissent dans des situations ingérables », ajoute-t-il. Et même hors des zones blanches, l’assuré risque de ne pas disposer de connexion suffisante dans la pharmacie ou chez l’opticien logé dans un centre commercial. Effort de pédagogie Autre raison de maintenir le papier, les usages bien ancrés chez les assurés, dont une part significative n’est pas à l’aise avec les outils numériques ou reste dans une méconnaissance totale du sujet : « On s’aperçoit dans nos enquêtes que 7 à 15% des adhérents ne savent pas ce qu’est le tiers payant, sans compter ceux qui se sentent perdus face à tout ce qui est administratif », remarque Stéphane Poulard, directeur des opérations client de La Mutuelle générale. Les organismes complémentaires ont donc encore un petit effort de pédagogie à accomplir ! Mais la troisième mutuelle santé française s’apprête à changer son fusil d’épaule : « Nous sommes encore dans une logique où nous offrons toutes les possibilités à tout le monde, mais nous nous orientons vers une différenciation des offres : du digital pour ceux qui le souhaitent, du papier pour les autres », précise Stéphane Poulard. « La carte ne devrait pas devenir obsolète. Elle a plusieurs usages. Son envoi sert à des opérations commerciales, elle valorise aussi l’image de l’assureur. Et c’est une image tangible du contrat d’assurance », confirme Véronique Lacam-Denoël, fondatrice du cabinet Proxicare.




